Diversity is power

Nick, notre délégué auprès de l’EBCU, m’a récemment transmis la photo ci-dessous. Je cite :

Je mets en annexe une photo que j’ai prise depuis le train (donc pas de bonne qualité, hélas) en entrant en gare de Fribourg: un slogan adéquat sur les murs de brasserie du Cardinal défunte…

Nick

Diversity is power

Ce texte, sur le mur de l’ancienne brasserie fribourgeoise (haha), est étonnament profond. Qui peut nier que de nos jours, la diversité brassicole n’a plus grand chose en commun avec celle d’il y a 15 ans à peine? La preuve, là où il y a quelques temps encore, les grand brasseurs se contentaient de nous matraquer de publicités vantant leur recette unique qui n’a pas changé depuis des centaines d’années et imposaient leur exclusivité aux bars ou festivals (vaux?), même eux ont décidé de jouer la carte de la diversity.

Bon, il l’ont fait à leur sauce, bien entendu. Ils ont commencé par proposer deux (2) bières differentes! Genre une blonde et… Une blonde avec colorant. Puis quand les craft beer commencent à être réclamées, on écrit artisanal quelque part sur la bouteille, on cite l’incroyable amitié qui lie ses maîtres brasseurs, on met un petit coup de E616 afin de lui donner le goût si particulier de l’amitié/originalité/houblon/coolitude (biffez les mentions qui ne correspondent pas) et paf! c’est une bière originale…

Une petite question pour conclure, car il y a un autre aspect de la diversité dont je veux parler. Ou plutôt au sujet duquel je veux écrire. Parce qu’on ne peut pas toujours taper sur les grands. La diversité des brasseurs donc, un autre sujet d’importance! A présent que pratiquement chaque village a sa brasserie et que l’on peut commander tous les houblons, tous les malts, toutes les levures du monde, pourquoi trouve-t-on partout la même IPA?