Quand un membre de l’ABO part visiter Copenhague…

Carlsberg Mobile

 

Copenhague, une très belle ville qui me fait penser à Amsterdam. Des canaux, des maisons colorées, des vélos par centaines et une langue incompréhensible. Une douce ambiance où seul le temps n’était pas vraiment à la hauteur de mes espérances. Mais bon, on y est pour la saint Patrick, alors pour cette fois, on va faire avec.

Dans cette capitale nordique, et comme pour Amsterdam, on trouve une brasserie. Toute petite, dans une maison quasi invisible sur laquelle un logo montre à peine le bout de son nez. Petite brasserie artisanale d’un passionné local… Mouais, ça aurait été joli mais ce sera pour une prochaine. Ici c’est le royaume Carlsberg.

Aller visiter cette brasserie un lendemain d’hier ? Je devais vraiment rien n’avoir d’autre à faire. Quand on connaît l’expérience Heineken… Bref, comme bon représentant de l’ABO et dans l’optique d’ouvrir mes chakras, je me lance.

 

  • Allez, un billet svp Madame.
  • Pardon ? On peut participer à une dégustation pour quelques Krones de plus ?
    Super… de la blonde industrielle face à une autre blonde industrielle qu’on va pouvoir comparer à une troisième blonde industrielle… ok je participe. Ce n’est pas aujourd’hui que je fais appel à mon sens développé de la négociation !

On est un groupe d’au moins 25 touristes. Notre guide nous resserre afin qu’on puisse tous entendre les quelques explications et consignes de sécurité. En effet, il parait que certains visiteurs se sont déjà perdus dans les caves de la brasserie. Mouais, je suis et reste sceptique…

Après quelques minutes nous voilà partis pour la salle de dégustation. Nous rentrons dans une aile du bâtiment, descendons des escaliers bien raides et arrivons dans les caves de la brasserie. Magnifiques, gigantesques, mais quel bordel ! On apprendra durant la dégustation que même Carlsberg n’a pas d’inventaire de ces lieux et déniche encore quelques trésors quand les mecs prennent le temps de fouiller un peu. Nous entrons maintenant dans une petite pièce à droite au milieu de cette énorme enclave et là je reste sans voix. En effet, cette pièce n’a rien à voir avec la brasserie ou avec les caves que nous venons de traverser. Je me dis tout bas : on va refermer les portes et tourner un projet Blair Witch n°3 ? Déjà que le second était à se poignarder avec un saucisson…

Je suis dans une salle à deux étages avec de vieux téléphones, une énorme carte imprimée sur une table en bas fond, des mannequins habillés en militaires, des images de bombardiers sur les murs, etc. Bref, bienvenue en 1940 en pleine seconde guerre mondiale. Et évidemment pas la moindre bière en vue. C’est après avoir scanné cette pièce dans tous ses recoins que notre guide fait apparition. Le silence s’installe et il en profite pour nous donner quelques explications :

Saviez vous que les caves de la brasserie Carlsberg ont recueilli la résistance durant la Seconde Guerre Mondiale ?

En effet, c’est ici que la résistance regroupait les renseignements provenant des informateurs postés aux quatre coins du pays. Ces derniers donnaient l’alerte lorsque des bombardiers volaient sous les radars pour ne pas être repérés et aller raser quelques mètres carrés de ce beau pays. Et la pièce utilisée à ces fins a été préservée jusqu’à ce jour. Pour ma part, un joli brin d’histoire non planifié mais bien plaisant. De cette cave nous en rejoignons une seconde où nous allons pouvoir passer à la dégustation.

Après quelques brèves explications sur « qu’est-ce qu’une bière », ses composants, le processus de fabrication (je vous passe les détails, vous êtes certainement déjà expert), voilà qu’il nous présente les 3 bières que nous allons découvrir. Et à partir de cet instant je suis émerveillé. En effet, rien à voir avec mon idée de bières blondes industrielles. Nous voilà partis sur une IPA de type anglaise, une stout et une bière de Noël en plein mois de mars. Toutes trois de la marque JACOBSEN. Eh ben mes amis, Carlsberg sait brasser des bières de qualité. Me voilà sur le cul ! Elles ont du nez, du goût, une belle teinte, des particularités propres au sein de leurs familles respectives… bref, un vrai délice. Me voilà avec un sourire béat savourant chaque gorgée de ce doux breuvage. Non de non, j’ai bien fait de dire oui à cette proposition de dégustation !

 

Notez l’étiquette Coop bien old school sur cette Feld

Le sourire aux lèvres nous finissons cette délectation houblonnée et chacun peut profiter de visiter la suite de la brasserie. Nous passons par l’étable, par une magnifique collection de bouteilles du monde (je fais une fixation sur une étiquette Coop bien old school collée sur une bouteille dans la section des bières suisses), par une partie qui recense l’histoire de la brasserie de sa création à aujourd’hui, des cuves, et, bien évidemment, par le bar où je m’empresse de commander une nouvelle bière de la marque JACOBSEN ; une blanche cette fois !

Pour conclure, et au contraire de la brasserie Heineken, je ne peux que vous conseiller d’aller visiter Carlsberg. Peut-être que vous en sortirez, comme moi, avec une toute autre perception. Je vous le souhaite.